03/03/2026

Un nouveau cycle de vie pour Garou (7 jours)


Un nouveau cycle de vie pour Garou

Garou a le vent dans les voiles, et il y avait longtemps que ça ne lui était pas arrivé. Tout a débuté en 2025 avec la sortie de son premier album de chansons originales, Un meilleur lendemain. Il a ensuite décidé de partir à la rencontre de son public au Québec et en France en se produisant dans un spectacle solo. Il nous parle de ce nouveau chapitre qu’il a entamé dans sa carrière et dont il retire une immense satisfaction.


Garou, ce spectacle solo est une nouvelle expérience pour toi. Comment ça se passe ?
Je n’ai jamais travaillé autant qu’avec ce show-là. J’y joue de la guitare, du piano, et j’ai aussi ce que les journalistes français ont appelé « des jouets multiples », qui me permettent d’ajouter différentes choses aux chansons. J’ai beaucoup de manipulations à faire, je dois donc constamment rester concentré. Je me suis rendu compte que chaque fois que je baisse le regard ou que je manipule quelque chose — ou, comme on dirait en bon français, que je « gosse » avec des machines —, je dérange le public. C’est un show évolutif, je l’ai toujours su. J’ai donc simplifié certains aspects avec le temps, mais je tripe vraiment à faire ce spectacle. Je suis agréablement surpris de la réponse des spectateurs et du lien que ça crée avec eux.

On a toujours eu l’impression que tu étais un gars de gang, que tu aimais t’amuser sur scène avec tes musiciens, alors on peut dire que c’est un changement radical que tu vis ?
Ça me fait drôle de me retrouver seul sur scène, j’appréhendais ça. J’avais un peu peur de m’emmerder, c’est peut-être pour ça que j’ai bâti un show très compliqué dans lequel j’en ai plein les bras et la tête. Le fait d’être seul avec le public change la dynamique, je m’ouvre complètement. J’avais envie de raconter une histoire, mais pas nécessairement la mienne, pour éviter de tomber dans l’égocentrisme. Pourtant, c’est ce que le monde veut, c’est ce qui marche le mieux et qui le rejoint le plus. Ça rend la relation avec le public intime, et plusieurs personnes en France m’ont dit qu’ils ne connaissaient aucun artiste français capable de faire ça. J’ai reçu une aide précieuse de Denis Bouchard, qui m’a aidé à me raconter et à dépasser une certaine pudeur. Ma première idée était d’amener le public dans une réflexion sur la vie, mais le show s’est finalement transformé en une série de flashbacks sur la mienne !

Donne-moi un exemple de ce que tu confies aux spectateurs...
Je parle de mes débuts, des coulisses de Notre-Dame-de-Paris et de mon audition pour le rôle de Quasimodo. Je raconte un important moment que Richard Cocciante et moi avons vécu lors du grand spécial de Notre-Dame-de-Paris à l’Agora, pour l’émission télévisée. Avant le spectacle, pour répéter, Richard s’est installé au piano et a commencé à chanter. Je suis arrivé derrière lui et j’ai joint ma voix à la sienne. Il m’a regardé, nous n’avons pas échangé un mot, mais nous avons réalisé que nous venions de revivre mon audition. J’ai ressenti d’intenses frissons, et c’est ce qui m’a convaincu d’inclure Dieu que le monde est injuste à mon spectacle solo, alors que je ne le faisais pas avant. Je l’ai apprise au piano et je la présente maintenant en version Cocciante.

Comment le public accueille-t-il tes nouvelles chansons ?
C’est le constat le plus incroyable du show : on dirait qu’on ne distingue plus les nouvelles chansons des anciennes. J’ai établi la liste des morceaux en mai dernier, et elle n’a pas changé depuis. Je réalise également que les gens sont plus attentifs aux textes que jamais, et les histoires que je raconte les y amènent naturellement. Au début de chaque soirée, je confie d’ailleurs aux spectateurs que les chansons que j’interprète depuis 25 ans semblent avoir été écrites spécifiquement pour ce spectacle. C’est vraiment particulier, comme une comédie musicale parfaitement agencée.


Mis à part tes nouvelles chansons, j’imagine que tu offres au public un répertoire assez varié ?
Dans presque toutes mes tournées, il y avait toujours un moment où mes musiciens prenaient une pause, et je faisais environ 15 minutes seul sur scène. Je m’amusais entre le piano et la guitare et j’improvisais ce que je voulais. La différence maintenant est que je fais ça durant tout le spectacle. Je joue du Dassin, des chansons des Beatles et de Billy Joel, puis je reviens à Tue-moi, je fais une chanson de Cabrel ou de Bruel. Je me permets toutes sortes de choses bien différentes, et je vais bientôt intégrer au spectacle des bouts de chansons de Robert Charlebois.

Garou qui chante Charlebois, qui était surnommé Garou, ça ne s’invente pas !
Ben oui, les deux Garou ! J’ai tellement d’histoires avec lui. On essaie de se voir le plus souvent possible. Il est tellement cute ! Robert et Laurence sont venus voir mon spectacle au Québec. Je les ai spottés dans la salle, c’est eux qui semblaient les plus heureux ! Robert était venu à la maison et avait entendu mes nouvelles chansons avant tout le monde. Il m’avait donné des conseils, avait été témoin du processus musical et m’avait encouragé. J’avais tellement peur de le décevoir le jour du spectacle, mais il était heureux comme ça ne se pouvait pas. Après le show, il m’a dit que c’était incroyable et qu’il n’aurait pas pu espérer mieux. Ça m’a fait tellement plaisir.

On peut affirmer que tu es vraiment dans une très belle période de ta vie.
Oui, c’est fou ! En janvier, j’avais cinq spectacles à Bobino, à Paris, et j’étais dans le jus avec toute la promotion à faire. Mais maintenant, ce sera la tournée en petit comité. Je vais continuer de travailler les arrangements et j’ai l’intention d’arriver plus tôt dans les salles pour pianoter et essayer de nouvelles idées pour le spectacle du soir. Ça va vraiment être un show vivant, et je sens que je vais m’y épanouir.

As-tu l’impression, à 53 ans, d’amorcer un nouveau chapitre de ta carrière ?
Oui, et d’ailleurs, je suis déjà en train de booker des choses dans d’autres pays. Au fil des années, j’ai beaucoup travaillé dans des pays non francophones. Mais c’est devenu un peu plus compliqué d’aller en Russie et en Ukraine, où je présentais de gros spectacles depuis 15 ans. Dans d’autres pays, je ne pourrai pas arriver avec ce spectacle et me raconter en anglais. Je m’entourerai donc de musiciens pour ces spectacles, et je ferai un autre show en parallèle. J’adore Elton John, qui faisait justement ça, présenter plusieurs spectacles en parallèle : un plutôt acoustique, un autre avec Billy Joel, ou celui intitulé The Red Piano. Ce serait un rêve pour moi de faire ça au cours des prochaines années, et que les gens se demandent lequel de mes spectacles ils veulent voir ! (rires)

 Depuis le temps que tu chantes, qu’est-ce qui te surprend le plus chez toi, à travers cette expérience de spectacle solo ?
Je pense que c’est le côté living on the edge. Le fait, justement, de faire en sorte que les affaires soient plus compliquées qu’elles pourraient l’être. Je ne m’assois pas sur mes lauriers en me disant que je pourrais me la jouer facile. C’est sûr que je trouve ça le fun de me challenger, je dirais que ça me rajeunit. Je retrouve l’émerveillement par rapport à la musique et au métier. C’est plus fréquent aujourd’hui de voir des chanteur·euses seul·es sur scène, mais je propose vraiment autre chose, en interprétant chaque toune d’une manière différente. Les gens qui ont vu le spectacle me disent que c’est nouveau, que c’est un show hybride et hyper moderne. Je n’ai pas travaillé pour rien. (rires) C’est le fun parce que le bouche-à-oreille fait son œuvre, et des spectacles s’ajoutent à la tournée, en France, en Belgique et en Suisse.

C’est quand même particulier : depuis que le public français t’a découvert en 1998, avec Notre-Dame-de-Paris, ton étoile n’a jamais pâli !
C’est capoté, et je l’ai réalisé au cours des dernières semaines ! Les amis et les gens du métier viennent me voir et me disent à quel point mon public m’aime. Il y a quelque chose d’électrique entre nous, c’est très impressionnant. L’engouement pour ma musique est fort en France. Je me considère vraiment chanceux parce qu’au Québec, c’est dur de faire une tournée.

Tu feras une pause de spectacles, du 15 mai à la mi-novembre. As-tu des projets ?
J’ai quelques affaires prévues cet été, notamment des voyages. Je veux aussi profiter de ma maison, puisqu’au cours des deux dernières années, je n’ai rien eu le temps de faire chez moi. Hier, je suis allé marcher en raquettes dans le bois (l’entrevue a eu lieu début février), et j’ai réalisé que c’était ma première fois depuis le début de l’hiver. Ces dernières années, j’ai été vraiment occupé par ma nouvelle musique, les chansons de mon album et le concept du spectacle que je voulais monter. Je voulais aussi me donner une chance, comme musicien, de m’améliorer, de peaufiner mon jeu à la guitare. Il y a des musiciens qui viennent me voir pour me dire que j’ai vraiment amélioré ma technique d’une coche, à la guitare et au piano. C’est vraiment l’fun à entendre parce que j’ai travaillé fort là-dessus.

As-tu déjà en tête l’idée d’écrire de nouvelles chansons et de présenter éventuellement un autre album ?
Je ne pense pas que je ferai ça. J’ai complètement coupé le cordon de la créativité pour de nouvelles tounes. Est-ce que je vais le rattacher ? Je ne sais pas. À mon avis, si je fais un autre album, ce sera un autre délire, un truc auquel je n’ai jamais touché. Peut-être quelque chose de symphonique, ou en hommage à un autre artiste. Je sais que ma valeur principale, sur le plan artistique, est ma capacité à me glisser dans l’œuvre des autres.

Un peu plus tôt, tu parlais d’Elton John. Ça pourrait être une belle idée de piger dans son répertoire pour en faire un album et un spectacle ?
Je suis pas mal certain qu’Elton approuverait tout de suite l’idée, il m’aime beaucoup.

26/02/2026

L’ambiance du concert d’hier soir était exceptionnelle. Merci Charleroi / Merci Sausheim On se retrouve ce soir à Metz / Garou a Radio Nostalgie

 L’ambiance du concert d’hier soir était exceptionnelle. Merci Charleroi


Merci Sausheim 
On se retrouve ce soir à Metz


Garou vous donne rendez-vous entre 16h et 19h sur Nostalgie  Quel est votre titre préféré de l’artiste ? 



Aujourd'hui , Garou était l'invité de @nostalgiebelgique  Quelle chance de le rencontrer et quelle personne solaire et bienveillante 
Funfact: quand on était petites, avec ma sœur Anne-So Mik, on avait appris par cœur la comédie musicale Notre-Dame-de-Paris et on la jouait sur la mezzanine de mes parents (trop de bons souvenirs)



Vidéo de Garou a Radio Nostalgie


22/02/2026

Metz, quelle soirée incroyable ! Strasbourg, êtes-vous prêt pour ce soir ? / Merci Strasbourg pour cette soirée mémorable (Garou-Official)

 Metz, quelle soirée incroyable ! 

Strasbourg, êtes-vous prêt pour ce soir ?


Merci Strasbourg pour cette soirée mémorable.
En Belgique pour la semaine à venir, on commence ce soir à Charleroi.