20/12/2024

Garou revit à New York (2011)

  Garou revit à New York 

Après l'échec de ses derniers albums, le chanteur s'est installé à Broadway et chante dans le nouveau spectacle du Cirque du Soleil.

Gare au Garou?

A priori, les New-Yorkais qui le croisent, dans Times Square, ne prêtent pas à attention à lui. Et pourtant, il suffit de se promener quelques minutes avec l'artiste, en plein coeur de Manhattan, comme la semaine dernière, pour que des passants l'interpellent. « Are you Garou? » demande un Anglais émoustillé. Oui, c'est bien le chanteur qui sort du Radio City Music Hall où il se produit dans « Zarkana », la nouvelle création du Cirque du Soleil, depuis juin dernier. « Je suis le plus grand fan britannique de Notre-Dame de Paris, je l'ai vue 10 fois à Londres et je ne savais pas que vous étiez dans Zarkana, je l'ai découvert en voyant le spectacle ce soir. »

Loin de toute pression musicale

Le Québécois ne passe pas complètement inaperçu. « Il y a beaucoup de touristes français. Je ne peux pas me balader un quart d'heure sans que l'on m'aborde ainsi », confirme-t-il quelques minutes plus tard devant un cheeseburger et une vodka glacée. Il vient de finir sa journée, sa « routine », comme il dit. « Il y a pire comme boulot dans la vie que d'aller chanter tous les soirs devant 6 000 personnes, dans le plus grand théâtre du monde avec le plus grand cirque du monde. Ce n'est pas la plus folle aventure artistique de ma carrière, mais c'est comme un camp d'été, un joli break. »

On avait laissé le musicien sur de multiples échecs : son album en anglais, son CD de reprises, son dernier disque en français. On le retrouve rayonnant, dans l'impressionnante machinerie du Cirque du Soleil. Son nom n'est pas sur l'affiche, sa photo pas plus grosse dans le programme. Les chansons qu'il interprète en anglais, grimé en magicien Zach, ne sont qu'un prétexte pour introduire des numéros d'acrobatie, d'équilibre, de trapèze ou de jonglage totalement hallucinants. « Il y avait juste ma face sur tous les autobus pour lancer le spectacle au printemps dernier, cela faisait bizarre », se marre-t-il.

Garou revit, rebondit aussi à New York, où il a élu domicile à quelques centaines de mètres de Broadway dans un appartement avec terrasse. Il y aspire l'énergie d'une ville qui ne dort jamais. « Je me suis rendu compte que je ne m'étais pas posé depuis douze ans et mes débuts dans Notre-Dame de Paris. C'est cela aussi qui m'a attiré : travailler au même endroit tous les soirs. » Garou est l'un des meilleurs amis de Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil à Montréal, qui l'a poussé à venir le rejoindre. « Il voulait que l'on fasse quelque chose ensemble. Et là, c'est l'équipe de Zarkana qui m'a demandé. J'ai commencé à chanter sur les premières versions de travail des chansons, puis je me suis lancé.

Sans contrat avec une maison de disques

Dans les premières secondes du spectacle, on peine à reconnaître le timbre goudronné de Garou, qui évolue dans un univers loin de sa variété calibrée pour la ménagère de moins de 50 ans et flirte parfois avec les ambitions pop d'un Peter Gabriel. De quoi lui donner des idées pour la suite. « Je n'ai plus de contrat avec une maison de disques. Je ne suis plus la lavor of the year (NDLR : la sensation de l'année). J'ai commencé très haut, j'ai vendu 2 millions et demi d'exemplaires de mon premier album, mais je n'ai jamais demandé ça. Aujourd'hui, le modèle économique du disque à l'ancienne est terminé. Alors, on verra. A New York, je chante 8 fois par semaine. Je vais poursuivre le spectacle, qui sera joué au Kremlin l'année prochaine. Et peut-être que je continuerai à m'impliquer dans de très gros spectacles. Maintenant, j'ai le temps de réfléchir. »

Il chantera "Notre-Dame" à Bercy

Garou finira l'année en France

Après six mois dans la troupe du Cirque du Soleil à New-York.

L'artiste troquera sa cape de magicien de "Zarkana" pour sa panoplie habituelle de chanteur .Il retrouvera en effet ses camarades de la troupe historique de "Notre-Dame de Paris"

à savoir Hélène sègara, Julie Zenatti, Patrick Fiori et Daniel Lavoie entre autres. Tous seront réunis pour trois concerts à Bercy , du 16 au 18 décembre 2011, célébrant le répertoire de la célèbre comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante entourés de 40 choristes et d'un orchestre de 70 musiciens