L'aventure new-yorkaise s'achève pour Garou
Après 450 000 billets vendus, l'aventure new-yorkaise de Garou avec le Cirque du Soleil tire à sa fin. À trois semaines de la dernière représentation, le chanteur boucle la boucle sur Zarkana, la tête remplie de projets, sans savoir s'il reprendra le rôle de Zark, l'été prochain à New York.
Zarkana se termine à New York, le 8 octobre.
Présentée dans la salle de 6 000 places du célèbre Radio City Music Hall, le plus grand théâtre du monde, Zarkana a été l'un des plus gros succès de Broadway. Faire partie de ce succès a donné des ailes au chanteur.
Au contact de l'équipe du Cirque, il a appris à voir encore plus grand. Il espère maintenant monter lui-même le méga spectacle qu'il a en tête depuis longtemps.
« Je connaissais déjà les gens du Cirque, mais seulement un côté de la médaille, explique-t-il. Avec Zarkana, j'ai plongé en pleine création. J'ai vu que certaines choses sont très déterminées d'avance, mais qu'il y a beaucoup de place pour la création. On se demande où on s'en va et comment ça va finir. C'était bien, cette liberté-là. Je n'exclus pas de continuer avec le Cirque sur autre chose. »
Sa tête sur Time Square
Le chanteur va s'ennuyer du buzz de New York et de sa « petite routine ». Installé depuis près de cinq mois dans la Grosse Pomme, à cinq minutes de marche du célèbre Time Square, il a savouré l'effervescence de la ville.
« J'ai adoré le beat de cette ville, dit-il. Je ne suis presque pas sorti. Pas besoin. En trente secondes, sur Time Square, c'est tellement électrisant, qu'on reçoit une grosse dose d'énergie. Revenu à Montréal — pour quelques jours —, on a l'impression qu'il s'est passé quelque chose d'anormal, on trouve qu'il n'y a plus personne dans les rues. »
Chaque fois qu'il marche sur Time Square, Garou aperçoit sa tête, sur des écrans vidéos géants qui tournent sans relâche.
« C'est spécial, admet-il, extraordinaire, mais en même temps c'est la tête de Zark et non la mienne. Une bonne affaire. Il y avait moins de pression. Jouer un personnage m'a donné un gros break. Je n'avais pas tout le show sur mes épaules. »
À New York, Garou peut vivre pratiquement incognito, à part quelques touristes français ou québécois qui le reconnaissent. Une vie somme toute assez tranquille. Sa fille, aujourd'hui âgée de dix ans, est venue passer l'été avec lui. Ensemble, ils ont visité les musées, marchés dans Central Park.
Au Palais du Kremlin
La prochaine étape pour Garou est Moscou en Russie, où la troupe de Zarkana se déplacera au mois de février. Le chanteur a préféré s'abstenir des prochaines représentations prévues à Madrid en Espagne pour deux mois.
Il reprendra le rôle de Zark, — un magicien en peine d'amour qui perd ses pouvoirs — au Palais du Kremlin, pour deux mois à Moscou. Ce sera la première fois qu'un spectacle s'installe en semi-résidence au Kremlin.
Garou a depuis longtemps ses fans en Russie.
Il est allé plusieurs fois y chanter depuis huit ans, dont deux fois en tournée dans tous les coins du pays, jusqu'en Sibérie. Sur les blogues de discussions, déjà, ses admiratrices parlent de son arrivée.
Le spectacle Zarkana, à l'affiche depuis le 9 juin au Radio City Music Hall, est un opéra rock acrobatique qui conjugue les arts du cirque et le surréel. L'action se déroule dans un vieux théâtre abandonné peuplé de personnages décalés et de prodigieux acrobates où se déroulent les aventures de Zark.
Le coût de la méga production du Cirque du Soleil est de 50 millions de dollars. On y compte 75 artistes et la mise en scène est signée François Girard.
En octobre, Garou ira chanter en France. Il sera entouré de 2 000 choristes et de quelques artistes. Il ira aussi se produire en Chine, dans le cadre d'un prestigieux festival.
Une nouvelle chanson blues
Garou a hâte de retrouver sa maison de Magog où il espère passer les mois de novembre et décembre. Il y a déménagé son piano pour se mettre au travail. Il va devoir trancher entre écrire son méga spectacle ou composer des chansons.
« Je suis plein de paradoxes, admet-il. Parfois, après une grosse production comme celle du Cirque du Soleil, j'ai envie d'un tout petit album de tounes maison. Parfois, j'ai envie de monter un méga show. J'ai toujours tendance à faire deux choses en même temps. Je dois réfléchir. Si je ne provoque pas l'art, c'est l'art qui va me provoquer. »
Lancée aujourd'hui
Mais avant, Garou veut poursuivre la promotion de son album blues, lancé en février dernier, Version intégrale, qu'il adore. Pas très présent au Québec depuis, il compte se reprendre un peu.
Le troisième et nouvel extrait, Je l'aime encore, est lancé aujourd'hui, une pièce accrocheuse qui parle de jalousie, une chanson de Félix Gray.
« Ça fait longtemps que j'ai cette chanson, dit-il. Je me souviens, c'était en 2004, j'étais assis sur ce même divan quand Félix m'avait shooté ça. On l'avait joué à la guitare, ensemble. Je l'avais conservée tout ce temps pour un album blues. »
Cette chanson, le chanteur y croit.
« Je vais laisser l'album faire son chemin, dit-il. Après peut-être que je vais faire un show de bar. Ça m'a toujours démangé. »
