30/12/2024

Notre dame de paris ! la "famille" s'est retrouvée(2011)

 Notre dame de paris ! la "famille" s'est retrouvée

PARIS | Les retrouvailles parisiennes de la troupe originale de Notre-Dame-de-Paris, le week-end dernier, ont été très particulières pour les sept chanteurs qui retrouvaient alors le public devant qui tout a commencé. Le Journal était présent pour assister à ces moments remplis d'émotion. 

Un tour rapide dans les coulisses du Palais omnisports de Paris-Bercy, où le spectacle hommage à Notre-Dame-de-Paris était présenté durant trois soirs, nous a rapidement permis de constater la chimie qui existe entre les sept interprètes originaux du spectacle. 

En entrevue avec le Journal, tous l'ont indiqué sans hésiter: ils sont redevenus des gamins lorsqu'ils ont recommencé à chanter ensemble, plus de 12 ans après le premier succès de Notre-Dame-de-Paris.

«Pour nous, c'est comme une famille, dit Luck Mervil. On a passé quatre ans de nos vies ensemble, 24 heures sur 24. On est devenus des chums. Il n'y a jamais eu de chicane entre nous.»

«On était tellement des kids dans notre façon d'être, dans notre espièglerie, remarque Garou. On se retrouve des années plus tard et on est complètement des enfants intenables.» 

Ces retrouvailles, orchestrées l'an dernier, ont donc été empreintes d'émotion pour les chanteurs, qui ont tous connu de grands succès en solo après la fin de la comédie musicale. «L'année passée, on avait la boule dans la gorge, se souvient Bruno Pelletier.

Cette fois-ci, à Paris, le premier choc est passé, mais on s'est aperçu qu'il y avait pas mal de vieille complicité et beaucoup de tendresse entre les chanteurs. On sait ce que ça a représenté dans notre vie.»

Garou, qui connaît une carrière très fructueuse en Europe, assure que les retrouvailles ont été très heureuses et qu'il n'y a eu aucune guerre d'ego. «On savait déjà d'office qu'on n'allait pas essayer de se prouver, de comparer les carrières ou de «s'égocentriciser». Ce sont vraiment des retrouvailles avec des chansons qui ont bouleversé nos vies à tous.»

Deux chansons marquantes

Dans le cas de Garou, la pièce Belle a vraiment tout changé pour lui. «Ça a bouleversé ma vie et probablement toute l'histoire des comédies musicales en français. Belle, quand ça a démarré, c'est parti tellement fort. Je ne peux pas faire de shows sans la chanter. C'est sûr que je vais la chanter toute ma vie. C'est un peu plate parce que c'est un trio et que je suis pris pour la chanter tout seul!»

Pour Bruno Pelletier, c'est Le temps des cathédrales qui lui a ouvert les portes de l'Europe. «Ç'a été une porte extraordinaire, dit-il. Mon nom est connu par cette chanson-là.»

«Avant Notre-Dame, j'avais déjà joué dans Starmania, à Paris, ajoute-t-il. Mon nom était un peu connu ici, mais c'est vraiment avec Notre-Dame que j'ai pu me faire une base de fans en Europe, et surtout en Europe de l'Est.»

L'inspiration de Plamondon

Rencontré à la première, vendredi dernier, Luc Plamondon mentionnait avoir redécouvert ses compositions, lui qui ne les avait pas écoutées depuis une dizaine d'années. «Je ne me souvenais pas de toutes les paroles. En les écoutant, je me suis dit: «Mon Dieu, comment j'ai fait pour écrire ça?» Par exemple, le texte de Tu vas me détruire: ç'a été une grande inspiration.»

«C'est ça qui est beau. Quand on écrit, il ne faut jamais penser au succès, à l'argent, poursuit-il. Il faut juste écrire ce qui nous plaît, essayer de se dépasser.»

L'auteur était bien heureux de retrouver les sept chanteurs qu'il a lui-même choisis en 1996. «C'est miraculeux qu'ils soient tous encore là, tous superbes, les gars comme les filles. Ils n'ont pas changé. Ils sont extraordinaires.»

Malgré ces émotions, il affirmait ne pas sentir d'élan de nostalgie par rapport à ce grand retour. «Notre-Dame-de-Paris vit encore. Ça joue ce soir à Shanghai et aussi en Italie. Il y a toujours un pays qui le présente depuis qu'on l'a créée.» 

Metteur en scène du nouveau spectacle, Denis Bouchard trouvait lui aussi très émouvant d'assister à ces retrouvailles. «Je me trouve à être un témoin privilégié. De les voir revenir devant le public auquel ils se sont adressés en premier, c'est émouvant. C'est un spectacle qui s'est fait dans la douceur et dans le plaisir.»

Succès phénoménal

Quand on lui demande les plus beaux souvenirs qu'il garde de la première aventure de Notre-Dame-de-Paris, Luck Mervil répond que c'est d'abord la surprise de voir le succès que le spectacle a rapidement connu. «On avait vendu 200 000 billets alors que personne n'avait encore vu le show. Céline Dion avait battu tous les records français en vendant 2,5 millions d'albums de D'eux. Nous, on en a vendu 7,5 millions.»

Revenir jouer à Paris était donc très spécial pour le chanteur. «C'est un peu comme chez nous, ici. C'est là qu'on a connu le succès. Je connais Paris comme ma poche. En quatre ans, c'est devenu notre maison.»

Comment se sentait Garou d'enterrer Quasimodo? «Je ne l'enterrerai jamais, car il y a toujours une bosse qui dépasse. Il y a toujours une petite colline dans mon horizon. Ce personnage va toujours faire partie de mon environnement, de mes chansons.»

1 commentaire:

  1. Anonyme30/12/24

    Coucou Monde de Garou
    Super ton blog
    On apprend plein de chose sur lui
    Passe une belle soirée
    Ton amie FDG

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