08/03/2025

Garou en spectacle à Sherbrooke : la scène comme résidence principale (2023)


Garou en spectacle à Sherbrooke : la scène comme résidence principale
 
STEVE BERGERON
 La Tribune

CRITIQUE / Mine de rien, ça faisait environ une dizaine d'années que Garou n'avait pas fait de tournée québécoise en solo. Sauf erreur, la dernière fois qu'il était monté sur la scène de la salle Maurice-O'Bready, il avait deux autres gentlemen avec lui, Roch Voisine et Corneille.
Mais vendredi soir, le chanteur a retrouvé sa ville natale comme s'il ne l'avait jamais quittée. La formule d'usage voudrait qu'on affirme que, pour le Sherbrookois, la scène est comme sa deuxième maison. On a plutôt envie de dire, après cette prestation, que c'est sa résidence principale.
Il n'y a que Pierre Garand pour faire suivre son interprétation de Belle par La ziguezon, ou d'intercaler Veillée rustique entre Santiano d'Hugues Aufray et Salut les amoureux de Joe Dassin. Des choses qu'on entendrait dans une fête privée, pas dans une des plus grandes salles de spectacles du Québec (quasi comble pour la circonstance).

Mais c'est ça, Garou : sa famille, c'est la musique et le plaisir qui vient avec, sans frontières, sans snobisme, dans une totale ouverture. C'est le regard de quelqu'un qui a plus de 25 ans de métier, qui a beaucoup voyagé mais qui est resté le même et a esquivé toute enflure. L'évocation de ses souvenirs d'enfance et de la place qu'y occupait la musique, son petit message sur la chance que nous avons aujourd'hui qu'elle soit si facilement accessible, rappelle que l'homme est toujours conscient du privilège de vivre de son art.

Garou a tiré un spectacle où il mélange les immortelles de Joe Dassin à ses plus grands succès ainsi qu'à plusieurs interprétations.
LA TRIBUNE, JEAN ROY

Garou, c'est aussi un grand enfant qui n'a pas oublié que, dans «jouer de la musique», il y a le verbe «jouer», il y a le mot «jeu». Ainsi, de pointilleux critiques diraient du chanteur, après la prestation d'hier soir, qu'il doit quand même surveiller son articulation et qu'il n'aurait pas besoin d'en faire autant dans certaines de ses interprétations (Les moulins de mon cœur et Le port d'Amsterdam).
Mais vous vous doutez bien que le public, lui, n'en a rien à cirer. Le jeu était au rendez-vous, et c'était déjà bien assez pour Garou.
Après tout, il peut bien faire ce qu'il veut. On vient de vous le dire : il est chez lui.

Avec Garou, la foule s'amuse, en redemande, ovationne à répétition.
LA TRIBUNE, JEAN ROY

Immortelles d'un géant
Pour cette tournée suivant la parution, l'automne dernier, de son album consacré au répertoire de Joe Dassin, Garou a tiré un spectacle où il mélange les immortelles du géant disparu à ses plus grands succès ainsi qu'à plusieurs interprétations.
Mais la mixture allait bien plus loin que la feuille de route. Le musicien s'est amusé à mettre de nouveaux habits à ses chansons, dont certains directement inspirés de la signature dassinienne. Ce fut le cas de Belle, qui semblait avoir été réarrangée en pensant à Salut les amoureux. Même impression avec Demande au soleil. L'artiste ne s'est pas privé pour moduler les mélodies de Seul (en ouverture) ou de Je n'attendais que vous.

Le musicien s'est amusé à mettre de nouveaux habits à ses chansons, dont certains directement inspirés de la signature de Joe Dassin.

LA TRIBUNE, JEAN ROY

Accompagné d'un très talentueux quatuor de musiciens, le chanteur a avoué à la fois sa joie et sa nervosité de se retrouver devant son premier public, amis et proches étant dans la salle, dont ses parents. Il est d'ailleurs allé embrasser sa mère pendant de Sous le vent.

Les chansons de Joe Dassin sont arrivées plus au milieu et à la fin du spectacle, tantôt sous forme de pot-pourri, certaines comme À toi, Les plus belles années de ma vie et Siffler sur la colline ayant droit à une interprétation entière. La cote d'amour de Dassin au Québec étant encore très élevée, la salle ne pouvait qu'être conquise.

Mais le public a également embarqué dans cette chanson volée à sa fille Émelie ainsi que dans cette supposée nouvelle création inachevée, Pas le droit de s'aimer, prétexte à partir en vrille dans une session de confiture complètement folle, avec les Beatles, Lou Reed, Bob Marley, même les Gipsy Kings et La bamba. Faire le nono, c'est aussi ça, Garou, mais la foule s'amuse, en redemande, ovationne à répétition. Pourquoi alors changer?

1 commentaire:

  1. Anonyme8/3/25

    Bonjour Monde de Garou
    Me voici sur ton bel univers
    pour te souhaiter une magnifique journée
    et une bonne journée pour toute les femmes
    Ton amie FDG

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